De nombreuses possibilités d'études à l'étranger sont posssibles après le baccalauréat. Voici un petit aperçu des opportunités qui s'offrent à toi ! N'hésite pas à consulter le site Euroguidance France pour les études en Europe.

Partir "en solo"

S’inscrire de manière autonome dans un établissement à l’étranger permet une grande liberté dans le choix des destinations, des formations et de la durée d’études. Il faudra néanmoins effectuer toi-même toutes les démarches administratives (recherche d'établissement, dossier de candidature, test de langues, concours d'entrée le cas échéant, reconnaissance éventuelle de tes diplômes...) et payer des frais d’inscription (souvent bien plus élevés qu'en France).

Attention aux dates limites d'inscription imposées par le pays ou l'établissement d'accueil et qui peuvent parfois être tôt dans l'année.

Il existe peu d’aides financières lorsque l’on s’inscrit spontanément dans un établissement à l’étranger, car les aides sont souvent accordées aux étudiants avec d’excellents résultats ou ceux issus de filières ou de niveaux spécifiques. Renseigne-toi auprès de fondations, ou auprès de ton établissement d'accueil afin de savoir si les étudiants étrangers peuvent bénéficier d'aides locales une fois sur place.


Étant donné que tu prépareras dans ce cas un diplôme étranger (et non pas français), renseigne-toi sur la reconnaissance de ce dernier à ton retour en France (ou dans le pays souhaité), surtout selon la profession que tu vises. En Europe, le système de reconnaissance et d’équivalence de la plupart des diplômes est facilité. Le réseau ENIC-NARIC peut aussi aider sur la reconnaissance de diplômes.

Partir dans le cadre d’un programme / partenariat

Partir en mobilité dans un établissement étranger partenaire de ton établissement français offre plus de facilités (frais d’inscription uniquement en France, éligibilité à des aides, rattachement administratif à ton établissement français, reconnaissance de la mobilité dans le diplôme français…), même si les destinations et les durées d’études à l’étranger sont plus restreintes.

De nombreuses écoles et universités ont signé des accords de partenariat avec des établissements étrangers et participent à des programmes d’échanges, tels que le célèbre programme Erasmus+.

Ce dernier offre la possibilité, dès la 2ème année d'études, de partir étudier en Europe (voire même hors Europe !) entre 3 et 12 mois par cycle d'études (c’est-à-dire maximum 12 mois durant la Licence, puis jusqu’à 12 mois en Master, puis jusqu’à 12 mois en Doctorat) et de bénéficier d'une bourse. Le montant de la bourse Erasmus+ est fixé en fonction du coût de la vie du pays d’accueil. Les modalités d’indemnisation Erasmus+ hors Europe sont plus élevées par rapport à une mobilité Erasmus+ en Europe.

Bon à savoir !

Erasmus+ est le programme d’éducation, formation, jeunesse et sport de l'Union européenne et est ouvert à de nombreux publics et structures : étudiants, stagiaires, apprentis, travailleurs de jeunesse, jeunes de tous horizons, formateurs, écoles, collèges, lycées, établissements d’enseignements supérieur, entreprises, associations…


D'autres programmes d'échanges existent, tels que le Programme d’Echanges Etudiants du Bureau de Coopération Interuniversitaire (BCI, ex-CREPUQ), pour le Québec (Canada), ou encore le Programme International Student Exchange Programs (ISEP), un réseau d’environ 300 Universités (dont 145 aux Etats-Unis). Les établissements d'enseignement supérieur signent par ailleurs de nombreux autres accords de coopération avec des établissements étrangers partenaires.

Dans tous les cas, ce sont les établissements d’enseignement supérieur eux-mêmes qui choisissent leurs partenariats avec des établissements étrangers. Par exemple, l’Université de Limoges n’aura pas les mêmes choix de destinations que l’Université de Poitiers. Pour pouvoir partir, il faut donc s’adresser directement au responsable des relations internationales de son établissement ou de sa composante.

A noter !
Partir dans le cadre d'un programme ou d'un partenariat permet l'éligibilité à la majorité des aides financières (bourse Erasmus+, aides des collectivités territoriales, aide à la mobilité internationale pour les boursiers...), contrairement aux départs en solo. Consulte le Guide Destination Europe et plus loin pour plus d'infos.

Cursus binationaux et trinationaux

Il est aussi possible d’effectuer des cursus permettant d’obtenir des diplômes communs reconnus dans les pays où la mobilité est effectuée :

  • Diplômes conjoints : formations menant à un diplôme unique dont les contours et les contenus ont été définis par les établissements partenaires dans un domaine particulier. Le diplôme est reconnu dans les pays concernés.
  • Doubles diplômes ou diplômes multiples :  formations menant à l'obtention de plusieurs diplômes nationaux, reconnus dans les pays concernés.
  • Masters communs Erasmus Mundus (via le programme Erasmus+) : programmes de formation d’excellence de niveau master (1 à 2 ans) mis en place par au moins 3 établissements d’enseignement supérieur issus d’au moins 3 pays participant au programme Erasmus+ (dont au moins un « pays-programme »). Ces programmes d’études entraînent la délivrance d’un diplôme commun ou multiple.

Plus d'informations sur le site Euroguidance France.

Si tu souhaite être accompagné.e dans ton projet d'études à l'étranger, n'hésite pas à prendre rendez-vous avec un conseiller So Mobilité !

 

Article mis à jour le 09/09/2021